Samira Sofi
Samira Sofi
Infini soi samira sofi
Infini soi                                                                                                                                               samira sofi

je me souviens

je me souviens de tout ce temps où je cherchais cet amour indescriptible, je me souviens de la lourdeur de ma vie, je me souviens de mes frustrations, je me souviens du nombre de chemins que mes pas ont empruntés pour ne pas trouver, je me souviens de la peine qui m’attendait à tous ses carrefours, je me souviens des leurres dans lesquels je tombais, je me souviens de cette inextricable douleur, tapie dans mes tripes, du fond de la nuit jusqu’au début du jour, je me souviens de l’incompréhension de mes proches dans cette quête éperdue, je me souviens que je ne comprenais rien moi-même, je me souviens que je ne pouvais rien faire d’autre que chercher, je me souviens ce que j’inventais pour tenir dans tous ses bras qui s’ouvraient à moi, je me souviens le bruit des casseroles sous mes pas, je me souviens du soin que je donnais à mon image personnelle, je me souviens que je passais de l’espoir au désespoir dans une répétition épuisante, je me souviens que je ne lâchais rien, je me souviens de la guerrière en moi, je me souviens de batailles, d’eureka puis d’abattements, je me souviens comment je fuyais l’abandon, je me souviens le nombre de fois où je me disais à moi-même sois forte, je me souviens comment je voulais comprendre avec la tête, je me souviens que je voulais me sauver seule, je me souviens de cette force douce qui me disait cherche encore, je me souviens quand la volonté a commencé à s’effriter, je me souviens quand j’ai laissé place à la démission, je me souviens fatiguée, éreintée, j’ai déposé les armes, je me souviens du jour où la vie alors s’est présentée à moi, je me souviens comment la vie a commencé l’enseignement de sa tendresse, je me souviens de ce moment où le silence, la joie puis la voix a pris ma main et dirigé mon existence, je me souviens du repos dans lequel je me retrouvais, je me souviens que ce trésor de paix m’était familier depuis l’éternité, je me souviens quand j’ai commencé à voir, je me souviens de la fin du temps, je me souviens que je suis présence en chaque instant, je me souviens des larmes d’extase, m’être mise à genoux et à remercier, je me souviens des révélations et d’une connaissance instantanée qui m’a été donnée, je me souviens que je n’ai jamais agi, je me souviens le bonheur de se laisser être, je me souviens de l’assouplissement de mon coeur, je me souviens de l’ouverture de la main, je me souviens de l’amour d’une famille, l’humanité toute entière en mon être, je me souviens que les fragments que j’étais, se reconstituaient pour ne former qu’un, je me souviens que je suis une enfant et que je suis le réceptacle du tout, je me souviens que je ne suis pas là pour faire carrière ou réussir mon petit tour, mais au service d’un tout, je me souviens que rien n’a d’importance sinon d’aimer, je me souviens qu’aimer est plus fort que tout, je me souviens que je suis innocence et puissance, je me souviens que l’amour guérit tout, je me souviens que tout est miracle et synchronicité, je me souviens que je suis la vie, je me souviens que je ne m’appartiens pas, je me souviens être foi et obéissance, je me souviens venir en aide à ceux qui sont à terre, je me souviens de la grandeur de la totalité, je me souviens que rien n’a de sens, je suis le sens 

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© Samira SOFI Psychologue spirituelle