Fleurir à soi
 Fleurir à soi                                                                                                                                              

La deuxième naissance

Quand nous venons au monde, nous pensons que la vie est ainsi, nous sommes des êtres humains, nous grandissons et allons vers la mort. C'est grave de penser comme ça. C'est la chose, la plus insensée qui soit. Au lieu d'aller à l'école, on devrait véritablement commencer par ça et être entouré de sages, des personnes réalisées. Au lieu de ça, on se perd dans ce jardin, qui nous fait tant miroiter de belles choses, on s'attache à n'importe quoi, des idoles de pacotilles, le fameux veau d'or. On se fabrique une prison dorée, on souffre de dualisme, c'est la division qui fait mal. Etre séparé de son origine, c'est vivre comme un enfant née sous x. 
Et non, on ne m'a jamais bien expliqué clairement, qu'il viendrait un moment, où je devrais muter, c'est cela mourir à la personnalité humaine, pour m'abandonner à la vie divine, devenir qui je suis vraiment. C'est un retour à celui qui est le créateur souverain, l'unique. Ma mère et mon père ne sont pas réellement mes parents, ils appartiennent au monde, mon vrai parent est le divin, la vie, Enfant, je savais que ma mère n'était pas ma mère, ça me rendait folle, je ne comprenais pas pourquoi j'avais ça en moi et c'était un message extrêmement fort, qui ne m'a jamais quitté. Nous avons à tout laisser pour revenir à nous, à cette unité, ce divin, qui n'a pas d'associés, pas de partenaire, pas de duo. Les religions tentent de l'exprimer mais cela est transmis par des personnes, hélas non réalisées, ils sont en plein dans la matière, dans les dédales obscurs de leur ego. Ne pas s'éveiller, c'est demeurer à l'état de chenille, une matière non terminée, qui refuse de rentrer en elle, dans son cocon de soi et suivre le processus de transformation. Nous sommes émerveillés de voir la transmutation effectuée par le papillon, c'est une beauté. Il en est ainsi pour nous, les humains, et à la différence de la chenille, qui n'a aucun choix, nous avons le libre arbitre.
C'est cela l'évolution. Revenir à qui vous appartenait. Cela demande de l'amour, beaucoup d'amour pour cette grandeur que nous sommes.
Et quand on aime à partir d'ici, ce n'est pas quelque chose ou quelqu'un, que nous aimons, c'est le divin en elle que nous aimons. 
L'être, la joie pure, la conscience infinie est là. C'est cela le présent.

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© Samira SOFI Psychologue spirituelle