Samira Sofi
Samira Sofi
A coeur ouvert samira sofi
A coeur ouvert                                                                                                                                              samira sofi

Mental divin

J’ai signé mon premier coaching divin. Une dizaine de jours à 12 000 Euros. Dieu se fait bien payer !

 

Ce n'est pas vraiment un coaching, je ne réponds à aucun critère des écoles de coaching. J'arrive l'esprit ouvert. Je suis dépourvue d’attente. Je suis plongée au cœur de la consciente. Le réel m’accueille. L'instant présent, il se vit là totalement. Il y a une rencontre, nous sommes deux. Je ne sais pas ce que je fais là, très sincèrement et j'ose le dire. Mon travail n'est pas de rassurer l'autre. L'autre est déjà au travail, à lâcher un besoin de sécurité. La sécurité, c'est le mal du monde. Il gère son manque seul. Il puise immédiatement en lui sans que je ne fasse rien. Le rien met au travail. Le silence agit. Le vide anime. Puis j'avance vers l'autre et l'autre avance vers moi. J'écoute ce qui me traverse. L’autre fait de même. Il n’y a guère de paroles en trop. Ce qui arrive là, n'a rien à voir avec le connu, ce qui est dans ma mémoire. Cela vient de loin. Un proche lointain. Je reçois ce qui est à dire, à faire et cela se fait. Il y a toujours un moment où l'autre est inquiet, ne comprend rien à ce que l'on fait, à ce qui se passe, moi non plus, je ne saisi rien mais ce n'est pas utile de partager cela et j'ai une confiance totale en la vie qui est là et me traverse. Elle sait mieux que moi. Et puis à la fin de la journée, quelque chose se dévoile, c'est une percée. Il ne s'agit pas d'une chose anodine, non, c'est vraiment quelque chose d'important, qui bouleverse, qui donne le vertige. C'est la vie qui se libère. Elle nous fait le cadeau après nous être donnée à elle. C’est comme une récompense. Et je suis ravie et l’autre aussi.

 

Je ne fais rien, je me laisse être. L’être sait mieux que moi ce qui est à faire. Et dans cette danse, une merveille se produit, un jaillissement de lumière qui vient des profondeurs. Et cela ne concerne pas seulement l’autre mais moi également.

 

Nous venons de passer deux journées intenses. J’ai vu ce que fait la vie de très près, en moi, en l’autre. Elle nous défait. Elle nous met face à ce qui est en trop, qui encombre, qui bloque le vivant. Et j’ai mal en même temps que l’autre a mal. Je ressens dans le corps ce que l’autre peut ressentir. Nous sommes traversés ensemble.

 

L’autre qui était tellement dans le mental, dans les pensées, les idées, ne connaissait pas son corps, la vie du corps. Ce temps ensemble, où la pause, le silence sont très présent, cet espace offert au corps est lui permet d’exister en conscience, de s’extraire de l’asphyxie. Un corps toujours présent, généreux, merveilleusement généreux. Le corps est comme la terre. Il est toujours là pour nous, il nous soutien, il nous aime.  

 

Jamais je n'aurais imaginé quelques années auparavant en arriver là. A tout lâcher, tout abandonner, tout ce en quoi je croyais, le sac de savoir, tout ce qui me faisait croire intelligente. Je réalise la farce, c'est une blague à présent. Je ne peux m'empêcher de rire. Je pensais sérieusement pouvoir m'en sortir, avec mes diplômes, je pensais vraiment m'assurer un avenir avec un bout de papier. Et tout le monde joue au même jeu, un jeu de dupes dont le monde entier raffole. Il est prêt à payer cher pour avoir cette incroyable carte. Le monde veut en avoir au moins un de ces jeux, un qui soit côté, prisé par ceux qui les ont fabriqués. Et tout le monde se plie devant cette organisation orchestrée « play-together ». Le monde s'agenouille et donne à son âme à cela qui le fige en une idée fixe et trace son irrémédiable malheur.

Oui c'est radical. Mon message est radical car mon être est radical. J'ai quitté les terres stériles du moi, j'ai lâche ce connu, pays invraisemblable de croyances en tout genre.

 

Je suis lucide, il reste encore du conditionnement, il en reste bien sur. Et la vigilance pour la non identification à l'ego est de mise, c'est vital.

 

J'en aurai mis du temps à lâcher le moi, le connu. Quand je pense qu'il y a encore quelques mois, je vouais encore un attachement immodéré à cette misérable définition de moi et illusoire de surcroît. Je n'a jamais existé, je en tant que personne séparée, menant une vie indépendante et se croyant faire des choix. C'est une hérésie. Et tout le monde croit cela. Tous dans la plus tragique des erreurs.

 

L’être est un mystère. Je suis un mystère tout comme l’autre. Ni moi, ni l’autre ne savons, mais si moi et si l’autre nous nous offrons à la vie et nous nous mettons à écouter, la vie nous parle, elle est claire. Pour cela, il suffit de faire silence. Un silence dans la pause et vous recevez.

 

 

Ma mission, je n’en ai pas. Ou alors la seule qui soit primordiale est celle de lâcher totalement moi et mes idées, et de m’en remettre à ce vivant créateur. Il et moi ne faisons qu’un en vérité. Et quelle paix ici. Inimaginable.

Le coach, le leader, c’est la vie. Ce n’est pas moi, la personne se croyant séparé, coupé du tout, ce moi n’a aucune existence.

Si je devais animer une formation, dans n’importe quoi, gestion du stress, leadership, management, RPS, ce que je ferais, c’est exactement ce que je fais à présent. Je ne fais rien. Je me laisse traverser et j’obéis au vivant. Par contagion, par effet miroir, l’autre, les autres ne pourront guère résister. Ce que propose le vivant dépasse l’entendement. C’est comme une mère qui te dit pose tes fardeaux et écoute.

 

Atelier proposé fin avril.

 

https://www.weezevent.com/rencontre-vraie

 

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© Samira SOFI Psychologue spirituelle