Fleurir à soi
 Fleurir à soi                                                                                                                                              

 

L'éveil, c'est se connaître

la joie de la présence

 

Ce que je suis en vérité n'a aucune histoire, ni passé, ni avenir. C'est une présence lumineuse, c'est ce qui est. 

Quand au plan relatif, voici le parcours qui a été le mien, cela reste anecdotique.

Aussi longtemps que je me souvienne, l'amour était ma seule vraie quête. J’errais sur terre avec une éternelle insatisfaction. Je sentais le faux et je ne savais pas quoi faire, où et quoi chercher. En vérité, ce que je cherchais, me cherchait, depuis toujours. Je cherchais à naître à moi-même, à l'être dans son unicité.

Après l’enfance et ses blessures, j'ai travaillé dans les entreprises, suite à des études supérieures, bien sérieuses. Je m’ennuyais à mourir. Tout était lourd et plein d’efforts.

Quelque chose me disait, la vie est bien plus simple, ce que je vivais, ne l’était pas. Je sentais mon cœur fermé. La joie du coeur était ma recherche, mais la fadeur de mon existence me déprimait alors que pour le monde "j'avais tout pour être heureuse". Ce monde ne me donnait pas ce que je voulais.

Alors je me suis dirigée vers des voies d’ouverture, j’ai fais du théâtre, puis je suis devenue formatrice et enfin psychologue. Le théâtre, par amour du jeu d’acteurs, formatrice, pour le goût de transmettre, de partager, psychologue, pour soutenir, écouter, accompagner. J'ai accompagné beaucoup de monde, mais tout cela ne m’apportait pas ce que je voulais vraiment. Le manque de moi était toujours là. Ça devenait infernal. Mon corps entier se déchirait, se desséchait. Mon coeur était inconsolable.

 

Suite à une grande déception, je connais la nuit noire de l'âme, durant quelques semaines. Elle se cloture par l'installation "à l'arrière plan de la paix, du silence, de la joie". Mon voyage débute. Le guide intérieur me guide, je fais une retraite de 9 mois chez moi. Première expérience d'éveil : la conscience se retourne sur elle-même, tout est vu. Je suis tout et je rêve, ceci esr un rêve. D'autres expériences directes suivront. Je vais rester dans l'étape 2, revenir encore, vivre le processus de purification de l'ego durant de longues années, 5 ans. Cela se clôture par la fin de l'identification, la dissolution des forces de saisie du mental, je suis dans la 3é étape, le non retour, je peux être le sans forme, l'absolu et la forme, le relatif. Je peux être l'un et l'autre, tout est là en permanence, pas de séparation. Et enfin j'entame la 4 étape la réalisation : je réalise déinitivement que je suis tout, et en tout. Je suis est le créateur.

 

 

-> Août 2013, une crise existentielle puissante m’a submergée. elle a duré plusieurs jours jusqu’à un paroxysme. Plus rien n’avait de sens, je ne comprenais rien, je ne savais plus rien. Tout mon monde s’effondrait. Cela s'apparentait, à la nuit noire de l'âme, c’est ici véritablement que mon chemin de conscience a démarré. La douleur que je niais, que j’anesthésiais a été reconnue, validée. La métamorphose qui s’en est suivie a été une révolution. Mon regard sur la vie s’est modifié du tout au tout. Une paix immense était là, la joie aussi et une foi que je ne me connaissais pas. Une « voix » me parlait, me guidait. La cosncience s'était éveillée.

 

Cette phrase a longtemps raisonné en moi, elle vient de ce célèbre poète perse : Rumi.

"Ta tâche n'est pas de chercher l'amour mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l'amour" Rumi.

 

Pour la première fois, un changement radical était à l’œuvre. Une part de ce que je prenais pour mon histoire, s’est effacée, comme neige au soleil. Je devenais silence et vide. Une joie est là, présente, à tout instant. Voila ce que je suis. Pure présence, je l'ai connue, je l'ai vécue et cela demeure. Je réalise sans le préméditer une retraite de 9 mois chez moi. Une nuit, je vis l'expérience du retournement, la conscience qui se voit elle-même. Tout est vu. L'invisible, l'inconnaissable qui est la totalité, en lui-même, sans forme et en même temps dans la matière, la forme. Je réalise l'irréalité du soi séparé. 

 

La vie me conduit à suivre des intensif d'éveil avec Nanna Mickael en Belgique. La percée vers l'Etre est vécue. En marchant gaiement vers l'entrée de la forêt, je me mets à chanter tout haut "un pour tous et tous pour un". Puis je lance la question à la nature qui m'entoure "dis-moi, ce que qu'est la vie ?". D'un seul coup, mon regard entier pénètre un arbre littéralement et j'entends "c'est moi", puis il plonge dans un autre arbre et j'entends encore : "c'est moi", je me reconnais être arbre, puis un autre et un autre et encore un autre, j'entends partout : "c'est moi, moi, moi". Je suis le tout. L’évidence est là. Un amour vaste déferle en moi. Le rire éclate de joie. La chose est si évidente. Toute la forêt me parle, me chante "c'est moi". Je suis tout cela. Toute ma perception change de niveau. Ce n'est plus de la personne que je regarde, les yeux de devant mais du regard de la totalité, celui de la conscience. Le regard infini regarde, se contemple en tout.

 

Le lendemain, alors que je prenais mon déjeuner à l'extérieur au soleil, j'entends le bourdonnement des abeilles. Mon regard est de nouveau dirigé. Je regarde les abeilles et j'entends "les abeilles, c'est EN moi", puis le regard se tourne vers le vent qui souffle dans le feuillage de l'arbre en face de moi et ici encore j'entends "le vent, les feuilles, l'arbre, c'est en moi", cette fois le regard part vers le ciel et cela dit "le bleu, le ciel, les nuages, c'est en moi". Une immense joie me parcours intensément. Tout mon corps est comme régénéré, transformé. Je demande alors "et ce corps où est-il ?" et la réponse est "ce corps, c'est en moi". C'est immédiat, je comprends, je vis que je suis la totalité qui porte tout cela en moi. Je suis la vie. Cela bondit en moi. La vie se reconnait elle-même. Je me lève, je vais dans l'herbe et je fais une pirouette.

Lors d'un autre intensif, je vais faire cette fois l'expérience directe, d'être l'univers. L'absorbtion se réalise au travers d'une jouissance cosmique. Ce que nous sommes est d'une puissance colossale et en même temps si léger et tendre, une tendresse infinie. Je découvre l'infini dans un brin d'herbe, dans une tasse. Mes sens sont transformés, j'entends en toute chose une musique, tout chante, le bruit d'une voiture, l'eau sous ma douche, la chasse d'eau des toilettes, une porte qui grince, tout est musical. Les couleurs sont profondes et vivantes. Le toucher devient de la soie, peu importe ce qui est touché. Et quand le corps bouge, ce sont des planètes qui dansent.

L'intégration se fera très progressivement. 

 

Je vois que je suis hors, de cette scène monde, je suis, comme durant la nuit, spectateur contemplatif d'un film, un rêve. Je suis silence absolu. Tout est en moi, je suis en tout. A l'avant plan, le personnage-moi n'agit pas, le silence agit en lui, en moi. La vie me traverse. Les vieux schémas mentaux sont vus, peu à peu tombent, le personnage-moi se redresse. Je vois de manière éclatante la vérité ultime. Je ne suis pas cette personne au devant, je n'ai rien à voir,a avec elle. Dans le même temps, tout ce qui est vécu est vécu par moi seul, il n'y a que moi, ce silence, cette présence.  Cela est reconnu en chaque être. Une grande scène théâtrale, des milliards d'acteurs et une conscience, silencieuse unique.   

 

L'amour est la substance du tout. Toutes les altérations du moi sont nettoyées progressivement par le pouvoir créateur de l'amour. 

Tout est acceuilli. Rien n'est exclu. L'Etre est une totalité indescriptible. Il n'est pas de ce monde, il fait le monde. Vaste, immense, silence, compassion, beauté, harmonie, créativité, joie, rire....

 

 

Pour cela la psycholgie et la spiritualité sont deux manières de se connaitre, elles divergent quant à leur but. La première est une approche scientifique rationnelle, elle cherche à résoudre les conflits internes du sujet pour la paix de la psyché. La seconde vise par une intériorisation subtile et profonde, une reconnexion suprême à l'unité et une libération de l'Etre. 

 

L'entrée par la voie psychologique est précieuse pour calmer le mental et en finir avec l'enfermement de son histoire personnelle, mais sans l'accès à la conscience suprême, c'est un "je" prisonnier d'un cycle répétitif. La prise de conscience d'un absolu et d'un relatif amène de véritables points d’entrée à divers niveaux de l'être pour une transformation pérenne. Ces clés offrent la liberté, quitter la vie en état de survie, pour investir et honorer son Etre et son pouvoir créateur.

 

"C'est à l'endroit où l'eau est profonde, qu'elle est la plus calme." W. Shakespear

Ainsi le goût du vivant et les talents peuvent s'exprimer, tels des cadeaux uniques déposés en nous et qui cherchent à s'offrir.

"Chacun de nous abrite un seigneur endormi qu'il importe de libérer de sa gangue" Saint Exupéry

 

J'aime à dire que je suis au service de l'Amour.

 

 

samirasofi@eveil-de-conscience.com ou sofipsychologue@gmail;com

Port : 06 16 89 05 56

 

En quête de vérité : du moi au soi

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© Samira SOFI Psychologue spirituelle